Coeur effrite par une rockstar

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Un contenant de glace format 500 ml Häagen-Dazs sur les genoux, je repasse en boucle les événements des dernières semaines, un peu à la Tom dans (500) days of Summer. Que puis-je dire? « This is the story of boy meets girl, but you should know upfront this is not a love story ».

Je suis stupéfaite. C’est l’étape du choc et du déni total. Une vraie autruche qui s’enfonce la tête dans le sable ou encore mon ami qui se couvre les yeux lors d’un visionnement de film d’épouvante, mais avec les doigts plus qu’écartés. Entre un « Je t’adore encore » et un « Bonne nuit L. », il s’est volatilisé dans une autre dimension.

Subséquemment vient la phase de la colère. @%/%?%?$. Dans mon cas, ça consiste plus à chanter à tue-tête beugler à qui veut l’entendre « Mon amour mon cœur », d’Anaïs. Puis, le marchandage à sens unique : il ne sait pas ce qu’il manque. SA perte. Un de perdu, dix de retrouvés. Ha!

S’ensuit l’étape de la dépression, la plus longue : le temps de terminer mon pot de crème glacée à la vanille aux amandes suisses. Et peut-être aussi celui à la saveur d’extra rafale à la pâte de biscuits. Ensuite, c’est la résignation l’acceptation. Une nouvelle teinture de cheveux pour lui montrer comme on est canon se remonter le moral, sortir dans les boîtes de nuit avec ses copines telle une ado qui vient de franchir le cap des dix-huit ans, écrire un billet sur un blogue et finalement tourner la page. Je ne sais pas trop à quelle phase du deuil amoureux vont les périodes hallucinatoires où l’on croit entendre son téléphone cellulaire vibrer, juste au cas où on aurait des nouvelles, comme ça, de l’être épris, alors je vais juste placer la phrase ici.

Il en est de même avec tous les coups de foudre. Ça vous frappe de plein fouet, tel un éclair, vous ravitaille et quitte tout aussi vite de la façon dont il est survenu. Question de phéromones ou d’infatuation, je ne sais pas. Comme lorsque vous apercevez une paire de chaussures in-cro-ya-ble. Il vous les faut absolument, vous remuez ciel et terre pour posséder ces pantoufles dignes de Cendrillon. Vous vous pavanez un certain temps avec l’amour de votre vie, jusqu’à ce qu’un second coup de foudre vous électrocute à travers la vitrine du Little Burgundy. Bye bye pantoufles dignes de Cendrillon. Hello Sperry Top Sider Dekrey.

John Lennon et celle qui a dissolu le band à jamais, personnifiés par Ben Northover & Devon Aoki

D, pour reprendre tes termes exacts, « Merci à toi de me faire vivre le calvaire de l’amour impossible ».

L.

Le cliché provient d’un tumblr d’un fanatique de Ben Northover.

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