Hestia, un duo rafraîchissant

Hestia est une entreprise montréalaise qui s’approvisionne auprès de producteurs provenant des quatre coins du monde afin d’offrir des thés de haute qualité, tous biologiques et naturels. Fondée par deux jeunes créateurs passionnés, Jean-Philippe Boivin et Simon Poulin, leur première boutique à ouvert ses portes en juin 2013 sur la rue Guy, dans le quartier Concordia.

C’est au Pourquoi Pas Espresso Bar (autour d’un thé, évidemment) que j’ai rencontré Simon afin d’en apprendre davantage sur son parcours.

1/ Comment décrivez-vous votre parcours ? 

Je suis natif de Trois-Rivières. Après mon cégep, je voulais obtenir un diplôme universitaire, avoir une formation solide, même si j’avais déjà dans l’idée d’être entrepreneur. J’ai donc poursuivi des études en comptabilité au HEC, en 2008. J’ai travaillé chez Deloitte quelques années, pendant mes études. Lorsque j’ai gradué, j’ai voyagé deux mois en Asie et à mon retour je me suis dit : «non, je n’ai pas envie de faire ça !».

Ensuite, j’ai travaillé deux ans chez PRANA, une PME offrant une gamme de produits biologiques et sans gluten. Je m’occupais des ventes et du marketing. J’ai adoré mon expérience ! Les fondateurs sont formidables et m’ont beaucoup inspiré. Quand tu travailles pour une start up, tu touches à tout, tu apprends vraiment beaucoup. C’est à ce moment que j’ai commencé à penser plus sérieusement à me lancer en affaires avec mon associé, Jean-Philippe. Nous savions que nous étions complémentaires sur nos valeurs et notre vision, il restait seulement à trouver une idée stimulante.

De son côté, mon associé était en finance, il travaillait en fusion investissement option acquisition pour la Banque Scotia.

2/ Comment vous est venue l’idée de fonder Hestia ? 

Pour ma part, j’étais déjà un grand buveur de café et de thé. C’est lors d’une course d’hiver en raquette que Jean-Philippe a découvert sa passion pour le thé de qualité. Il a goûté à un échantillon qui l’a laissé sans mot. Après une étude de marché, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas beaucoup d’endroit à Montréal, où il était possible d’acheter du thé de qualité, en formule rapide, urbaine et 2.0. Nous nous sommes donc lancés, et notre première boutique a vu le jour en juin 2013.

3/ Quelles ont été les difficultés rencontrées ? 

En ce moment, la plus grande difficulté est de chercher du financement. Avec Hestia, nous sommes dans le domaine de la «restauration» et il est vraiment difficile de trouver des investisseurs. Aussi, le fait d’être un jeune entrepreneur peut devenir un défi lorsque vient le temps de négocier avec des fournisseurs, par exemple. Il faut imposer et garder un respect mutuel.

4/ Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur en démarrage ? 

Ne jamais être trop impulsif (mais ça c’est dans tout, pas seulement en affaires) ! Je dirais d’abord et avant tout de s’écouter, d’être passionné et d’être capable de s’adapter. Il ne faut pas se mentir à soi-même, il faut croire en sa vision, tout en restant ouvert. Tu te fais bombarder de conseils, mais au fond, c’est toi qui sait.

5/ Comment voyez-vous votre cie dans 1 an, 5 ans, 10 ans ?

À court terme, nous sommes présentement en démarche pour ouvrir une boutique à Toronto, au printemps 2018. Nous aimerions avoir plus de financement pour en ouvrir quelques-unes à Toronto, et éventuellement, dans d’autres grandes villes (New York, Vancouver, etc.). Nous aimons le fait d’être dans des tours à bureau. On fait partie de l’habitude quotidienne des travailleurs qui viennent faire une pause à notre boutique, qui viennent y chercher du réconfort.

Sinon, à long terme, j’aimerais travailler avec des starts up, à titre d’investisseur, toucher à plusieurs industries. J’adore baigner dans le monde des affaires, je sais que je vais faire ça toute ma vie. Et tant mieux si je suis encore dans Hestia !

6/ Un(e) entrepreneur(e) qui vous inspire ?

J’aime beaucoup Alexandre Taillefer. D’abord et avant tout parce qu’il partage de belles valeurs. Il est avant-gardiste et persévérant, on le voit bien avec Téo Taxi. Sinon Mitch Garber, parce qu’il est positif, qu’il veut aider, donner des conseils, et ce, même si le projet a l’air douteux. Il fait ressortir le meilleur de chacun.

7/ Votre rêve le plus fou ? 

Posséder une chaîne d’hostels, situées partout dans le monde, à mon image et prônant de belles valeurs.

Vous pouvez vous procurer les produits Hestia en ligne ou directement à leur boutique du Tunnel Ville-Marie au 733 Cathcart, Montréal, Québec, H3B 5L6.

On leur souhaite un franc succès dans la grande ville canadienne (et ailleurs dans le monde, qui sait !).