Les Fourchettes : des histoires soft-sexu

Je ne me souviens plus comment j’avais découvert le blogue de Sarah-Maude Beauchesne, Les Fourchettes, mais je l’ai découvert il y a un bon moment déjà, deux ans peut-être. Et j’ai très aimé, beaucoup même. C’est un blogue qui raconte des histoires mi-fiction mi-réalité soft-sexu (pas tout le temps, mais souvent) comme elle le dit. Des histoires de la vie, de gens comme nous qui vivent des peines, des joies, des histoires de gars et de filles qui te font BANG dans le coeur et des histoires de Fourchettes pognées dans le coeur aussi. Des aventures où on peut facilement se retrouver dedans ou bien qu’on aimerait avoir vécues nous aussi.

Je voulais parler de ce blogue, parce que je trouve que c’est rafraîchissant. C’est d’un registre populaire, comme on parle, et pour une fois, je trouve ça beau et bien écrit. C’est romantique et littéraire sans l’être trop, c’est coquin comme il faut et ça nous permet de rêver un peu, dans notre lit le soir (ohoh).

Je vous cite ici des passages qui m’ont marqués, que j’ai aimés, où tu te dis «oh fuck. c’est beau» et qui te donnent envie d’en lire encore plus.

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«J’ai peur que tu meures quand on fait des concours de celui qui retient son souffle le plus longtemps faque je te laisse tout le temps gagner c’est dit.

Tu pourrais facilement être le président des Humains pour plein d’affaires surtout pour des affaires qui me font tomber la tête première dans le love chute d’amour fatale and all.

Hier tu m’as amené dans le bois sur la route y’avait des conifères ça faisait longtemps que j’en avais pas vu tu m’as montré la maison de ta mami qui s’habille en gold même pas à Noël pis qui prend des photos de la télé quand tu passes à la télé pis tu m’as fait une surprise on s’est ramassé sur un pont avec des chutes en dessous.
On a nècké. Fuuuuucking longtemps. On a fait des vœux.

J’m’énervais. J’me suis fait une écharde dans main. Tu me l’as enlevée avec tes doigts même pas d’ongles. J’ai le cœur qui bat dans paume.» – J’ai tout le temps peur que tu meurs

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« C’est l’histoire de Laurence qui avait des fourchettes dans le cœur. Elle en avait plusieurs de plantées un peu partout. Des grosses et des moins grosses, certaines profondes d’autres un peu plus à la surface. Ses fourchettes la chatouillaient toujours. Elles lui faisaient mal aussi. » – Les Fourchettes, l’histoire

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« On se donnait même pas la main on se tenait par toute sauf par nos mains j’aime ben mieux me faire tenir avec le cœur qu’avec dix doigts de toute façon.

Yo j’ai pogné le cancer du love peux-tu me sacrer patience avec tes alarmes de poumons fatigués je veux juste fumer la passion de la ville lumière comme une grande qui veut pas savoir quand elle va mourir d’amour.» – Un et demi coeur fou

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«Il embrassait comme un cowboy oké non encore mieux il embrassait comme un pirate non encore mieux il embrassait comme un guerrier moderne. AS-TU DJÀ EMBRASSÉ UN GUERRIER MODERNE MOI OUI JE SAIS COMMENT ÇA FEEL.
On se cognait un peu les dents il attrapait ma langue des fois. «Ayoye hihihi» que je faisais comme une fille rose-bitch.
Il faisait aussi glisser ses doigts avec de la peinture dessus et beaucoup d’échardes sur ma peau de fille pas de peinture pas d’écharde pantoute. Bel effet que ça nous faisait je pense parce qu’on a tout enlevé on était tout nu comme des amants pas gênés en étoile dans son lit.» – Les outils

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Il y a des choses comme ça très bien à découvrir ! Je pourrais vous écrire tout plein d’autres passages, mais découvre-les toi-même, c’est encore mieux ! Sois pas gêné et vas faire un tour sur son site ou si tu te sens très gentil, tu peux même acheter le livre version papier, Les je-sais-pas et le deuxième recueil sorti cette année Les je-sais-pas pantoute juste ici, moi c’est ce que je préfère, les versions papier.

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