Mode34b au Festival du nouveau cinéma

Mode34b était de la partie lors de cette 43e édition du Festival du nouveau cinéma! Un festival toujours très intéressant qui nous fait découvrir des longs et courts métrages d’ici et d’ailleurs, des documentaires, des concerts de musique, et encore plus. Le choix est toujours très difficile à faire, plusieurs genres cinématographiques nous sont offerts dans une plage horaire où l’on voudrait pouvoir se dédoubler! J’ai donc pris une petite pause d’étude pendant les derniers jours pour aller me nourrir les yeux et les oreilles de culture. Voici ce qui a retenu notre attention lors du festival :

GUROV ET ANNA – RAFAËL OUELLET

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Première présentation à laquelle j’assistais dans le cadre du festival, et déjà, l’engouement m’a pris! J’ai beaucoup aimé la réalisation de Rafaël Ouellet pour le film Gurov et Anna. J’ai été surprise de savoir que le film est basé sur le mémoire de maitrise de la scénariste, Céleste Parr, qui est en fait un scénario. Raphaël n’ayant même pas lu le scénario original se lance dans la réalisation d’un film où un professeur universitaire de littérature (Adreas Apergis) s’éprend de Mercedes sa jeune étudiante (Sophie Desmarais). Une histoire classique qu’on a déjà vue à plusieurs reprises, mais qui est ici très bien construite.

L’histoire se base sur la nouvelle d’Anton Chekhov The Lady with the Dog où un banquier russe s’éprend d’une jeune demoiselle mariée, impossible à conquérir, mais où la passion prend rapidement le dessus. Le jeu d’acteur est prenant, il nous fait ressentir à la fois l’amour, la haine, l’envie et la jalousie d’une belle façon. Plusieurs dualités se forgent à travers le film: le froid de l’hiver montréalais et la passion des deux personnages, le français et l’anglais, des jeux de lumières à la fois chaud et le froid… C’est un film touchant, qui nous montre à quel point une histoire de fiction peut prendre une énorme partie de notre vie et même en prendre le dessus…

Je tiens également à remercier le Festival du Nouveau Cinéma qui nous a offert une période de questions avec Rafaël Ouellet et les acteurs à la suite du film. C’est toujours très plaisant de poser notre petite question ou simplement remercier les réalisateurs et les équipes d’ici lorsqu’on apprécie un film, bravo!

Un film à voir, en salle dès mars 2015!

MILK AND BONE – MUSIQUE

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Petite pause cinéma pour se lancer dans un concert surprise du FNC! On aime le groupe montréalais Milk and Bone pour leurs voix incroyables, pour cette puissance féminine qui se retrouve à l’avant-plan et cette pop électro tant agréable à écouter.

Cela fait sans doute l’unanimité : nous avons été jetés par terre par le duo féminin! Entrée un peu timide sur scène, un petit allo, et déjà les projections s’animaient et la voix de Laurence Lafond-Beaulne nous fige sur place tellement elle impressionne. Je ne la connaissais pas sous cet angle, mise de l’avant, avec toute cette assurance, et je dois dire que j’ai été plus que ravie. S’en est mêlée bien sûr la voix magnifique de Camille Poliquin, qui toutes deux ensembles, forment un duo qui se complète parfaitement. Deux voix puissantes et douces, une musique qui fait rêver et l’émotion qui vient nous chercher… Elles ont terminé le spectacle avec la pièce New York qui a donné des frissons dans le dos de tous ceux qui étaient sur place. Décidément, c’est à mettre à votre calendrier lors de leur prochain concert, et on attend leur album avec grande impatience!

 TU DORS NICOLE – STÉPHANE LAFLEUR

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J’avais mal compris qu’est-ce qu’était « un film commenté » et je ne m’attendais pas à cela à mon arrivée au Cinéma du Parc, malheureusement. Le concept est très intéressant et l’idée est simple: le réalisateur du film, en occurrence Stéphane Lafleur, était présent pour commenter son film durant toute sa présentation. Il nous racontait donc les anecdotes de tournage, ses façons de voir chacune des scènes, le choix des personnages, le choix des plans, des cadrages et des éléments cinématographiques. J’ai aimé découvrir plus en profondeur les personnages grâce aux commentaires de Stéphane Lafleur, ainsi que le choix de certains plans en fonction de la chronologie de l’histoire.

Bref, c’est un concept qui a sans doute beaucoup plu… à ceux qui avaient vu le film préalablement. Pour ma part, c’était la première fois que je voyais le film, et j’avais plus envie de me laisser porter par l’histoire, de connecter avec les personnages, de découvrir les subtilités par moi-même que de mes les faire raconter…

En effet, me faire dire que les rideaux bougent en raison du fil à pêche que quelqu’un tire… ça peut gâcher un moment. Je ne sais pas si j’ai aimé le film, je n’ai pas pu me concentrer suffisamment sur l’histoire ou les dialogues, mais je dois absolument le revoir pour faire une idée nette. Au moins, c’est bon signe!

Terminé hier, le Festival du nouveau cinéma nous en a fait voir de toutes les couleurs et on apprécie grandement sa diversité! On a déjà très hâte à l’an prochain pour faire encore plus de découvertes.